Biography
Michele Capalbo
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Il n’arrive pas souvent qu’une véritable soprano verdienne fasse son apparition à l’opéra. Michele Capalbo est cette perle rare. Quelque soit le rôle, ses interprétations du cheminement psychologique et émotionnel des personnages respectent la remarquable discipline exigée par la tradition du bel canto. Ses prestations toujours étonnantes montrent clairement l’étendue de son talent, son dévouement à la beauté et la théâtralité inhérentes du chant classique. Par son engagement, elle réussit à créer un authentique lien émotionnel avec ses auditoires.

The New York Times dit de Michele Capalbo : « Une voix authentique, du registre inférieur aux pianissimos du registre supérieur. » Très prisée comme interprète de Verdi et de Puccini, elle réussit à capturer à la fois la vulnérabilité et la puissance de plusieurs des plus importantes héroïnes, et Opera News l’a même proclamée : « Une Aida de classe mondiale. » Bien que ce dernier rôle lui ait valu les éloges les plus dithyrambiques, ses impressionnantes interprétations l’ont déjà menée sur les scènes les plus prestigieuses des deux Amériques et d’Europe. Elle est recherchée pour les rôles principaux de Verdi comme Desdémone, Lady Macbeth, Elisabetta, Amelia, ainsi que les deux Leonora. Dans le répertoire du vérisme, ses rôles incluent Tosca, Madama Butterfly, Minnie et Manon Lescaut de Puccini. Toujours dans Opera News, on peut lire : « Une beauté sculpturale dotée d’une puissante présence scénique (…) la soprano du vérisme que nous attendions. »

Au concert, ses prestations récentes à l’échelle internationale incluent le Requiem de Verdi avec le Nashville Symphony Orchestra; la Huitième Symphonie de Mahler à Bergen en Norvège; le Stabat Mater de Poulenc à Florence en Italie; et la Neuvième de Beethoven avec le Vancouver Symphony Orchestra.
Native du sud-ouest de l’Ontario, au Canada, où elle a grandi, Michele Capalbo est attirée par la musique dès son enfance; elle apprend à jouer le violon et la flûte et chante dans plusieurs chœurs. Elle n’a que huit ans lorsqu’elle fait ses débuts en chant au festival Kiwanis de Kitchener. À quinze ans, grâce à l’encouragement d’un de ses professeurs de musique à l’école secondaire, elle développe son talent naturel pour le chant en suivant des cours particuliers, et c’est là qu’elle découvre le chant classique et théâtral et commence à dévorer les enregistrements d’opéra. Notamment ceux de Maria Callas qui touchent la jeune chanteuse aux plans émotif et musical et l’aident à apprivoiser les caractéristiques de sa propre voix en pleine éclosion. Suite à l’obtention de son diplôme à l’University of Western Ontario, elle déménage à New York où elle peaufine son immense talent dans les traditions du vérisme et du bel canto sous la gouverne d’Arthur Levy.

Le coup d’envoi de sa carrière est donné lorsqu’elle remporte le concours Liederkranz à New York grâce auquel elle obtient son premier rôle professionnel (Hélène dans Les Vêpres siciliennes). La représentation a lieu devant des dizaines de milliers de spectateurs dans le Central Park de New York dans le cadre de la populaire série Viva Verdi. Ses débuts européens suivent sous peu au pied levé dans le rôle d’Aida au Festival de musique de Strasbourg. Par la suite, elle va de succès en succès dans ce même rôle au Palacio de Bellas Artes (Mexique); au Théâtre du Capitole de Toulouse (France); à la Canadian Opera Company et au San Francisco Opera.

En plus de son horaire de représentations très chargé, elle favorise l’éducation musicale ainsi que les performances de musique ancienne. À ce titre, elle consacre une partie de son temps à former la relève des chanteurs d’opéra en donnant des cours particuliers et des classes de maître. Elle est régulièrement appelée comme membre du jury lors de concours, où elle s’efforce de rencontrer tous les chanteurs en devenir, les mettant au défi d’élargir leur compréhension et leurs attentes quant à leurs propres possibilités vocales.

Christmastide, son premier enregistrement, une production indépendante, fait appel à ses meilleurs souvenirs d’enfance inspirés par la relation entre la Mère et l’Enfant. Les treize pistes de cet album comptent le rarement entendu Ave Maria pour soprano et cordes de Verdi, des chansons sacrées, des berceuses et des nouveaux arrangements de cantiques classiques.

Lorsqu’elle ne chante pas, Michele Capalbo profite d’une vie tranquille remplie d’une multitude d’activités créatrices comme la peinture, le jardinage, la décoration intérieure et le matelassage de kimonos d’époque en soie, un violon d’Ingres dont l’inspiration lui est venue après une visite d’une exposition de katagami au Seattle Art Museum. Toutefois, c’est sur scène qu’elle brille vraiment au plan créatif. Comme artiste, elle reconnaît que la musique est réellement le langage des émotions, et elle est prête à risquer gros dans la poursuite de ces rares moments musicaux qui révèlent la voix humaine dans ce qu’elle a de plus captivant.

Michele Capalbo vit actuellement dans la région de New York avec son mari

 

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